Imprimer cette page

Pérou

Arequipa - le 29 Juin à 20h36

J'ai 38 ans et 28 dents, je suis costaud et résistant
Et si j'ai l'nez un peu d'travers, j'ai aussi 2 jolis yeux clairs
C'est pas beaucoup, c'est pas l'Pérou
Mais c'est à vous

Beh ouais fallait bien la faire celle-la, donc tout le monde aura reconnu la chanson de Bourvil...Mouais bon ok, mais l'expression " c'est pas le Pérou" d'ou vient elle? Aller un peu de culture de bar pmu:

A l'époque coloniale le Pérou était composé du Pérou et de la Bolivie actuelle.
La mine d'argent de Potosi (aujourd'hui en Bolivie) est à l'origine de richesses colossales. D'où l'expression "c'est le Pérou".

Bon voila, maintenant revenons en a nos lamas. En fait je suis pas convaincu par cette definition. Autant parler de notre voyage.

Nous voila donc à Arequipa, ville fort agréable, comme toutes les villes d'Amérique du Sud, avec sa traditionelle "Plaza de las Armas", carrée et entourée d'arcades.

Nous arrivons de Copacabana, avec nos amis les Forster, pas moyens de s'en débarasser, et devons rejoindre Pym et Noémie, déjà installés dans un charmant hotel, calme et typique. En effet nous sommes accueillis par un staff parlant anglais, l'ambiance est très "backpacker". Mais surtout la nuit, l'hotel se transforme en véritable boite de nuit, ou le respect des autres n'a plus de place. Le lendemain on change pour un hotel plus typique et plus tranquille.

Se ballader dans la ville est un régal: les montagnes enneigées en arrière plan et les batiments style colonial, un peu comme ceux sur lesquels aime courrir Zorro pour echapper au Sergent Garcia avant de sauter sur son cheval.

Le must est le "monasterio Santa Catalina" ou pour ceux qui ne comprennent pas l'espagnol, le monastère Santa Catalina, un vrai bijoux de couleur, de plénitude, et en plus en plein centre ville. Ce qui est pratique pour acheter ses clopes....

Après s'etre délectés de la ville, nous voila partis vers le canyon de Colca, le plus profond du monde d'après la Dépêche du Pérou. Bon c'est vrai qu'une fois au bord, c'est impressionant, et même le trajet en bus vaut le coups, malgrès les bosses et les trous.

Nous commençons la descente, frais comme des gardons, nous croisons les locaux qui vivent ici, perdus au milieu de nulle part, remontant vers le village avec leurs mules pour mieux les charger au retour. La descente en bas du canyon se fait facilement, mais le problème avec un canyon, c'est qu'une fois descendu, beh faut remonter. Heureusement nous remonterons pas tout le canyon, nous nous arretons, pour la nuit, dans un village de l'autre coté. Le logement est un peu rustique, mais ca on pouvait s'y attendre, par contre la surprise, c'est plutot la télé qui nous permettra de voir un match de la Copa America, equivalent du championnat d'Europe, mais en fait pas du tout puisque c'est en Amerique du Sud. Le repas, la nuit et l'accueil etaient bien agréables avant la journée qui nous attend.

Le lendemain, direction un oasis, au fond du canyon ou nous attendent piscines, palmiers, soleil...Moment de repos avant d'affronter les 3h de monter continue, une bonne marche de bourrins, sous le soleil. Essouflés et transpirants nous croiserons des locaux qui, eux, ne font pas ce trajet pour se poser le c.l dans une piscine, mais pour leur survie...

Arrivés en haut, une douche chaude, un pisco sour ou plus, un match de la Copa et au lit. Demain il faut se lever tot pour aller voir les condors.

Lever à 5h du matin, ouais, on peut se demander si ca vaut le coup de se lever si tot pour voir des oiseaux, mais bon quand meme, des condors, c'est pas un pigeon de la gare de Lyon, on parle d'un oiseau de plus de 3m d'envergure. Donc on se retrouve sur la place du village pour prendre le bus de 7h, il est 6h30, et déjà il y a pleins de monde qui attend: les locaux qui vont vendrent leurs produits aux touristes, et les touristes. Une bonne empoignade pour monter dans le bus qui en plus utilise la technique du shaker pour entasser les gens au fond: il avance et il recule pendant que les gens montent. Pym et Fil ne pouvant pas rentrer à l'interieur, monteront sur le toit, pour 20mn de trajet fort sympathiques.

Arrivés sur le site, point de condors, la nature est capricieuse...Les 1ers bus de touristes arrivent, et tout à coup le condor passa (mouais un peu facile), et même plus. Majestueux, le condor est assez faineant, il plane tout le temps et c'est impressionant de le voir se jouer des courants.

Sur ces belles images, nous reprenons le bus pour Arequipa, pour repartir le lendemain soir à Cusco pour Sylvain, Fil et les Forster (bon c'est bon maintenant faut nous laisser), et le lac Titicaca (coté péruvien) pour Pym et Noémie.


Lac Titicaca & Ile de taquile - le 2 juillet a 9h31

Pendant que nos quatre comperes montent a Cusco, Pym et sa Noemie s´en vont decouvrir les splendeurs du lac Titicaca. De Puno, aux abors du lac, on ne verra que sa Plaza de la armas, et c´est bien suffisant!!!
Par contre a quelque km de Puno, dans un tout petit patlin du doux nom de Ichú, se déroule une enorme fiesta pour celebrer la St Jean, le saint patron des pecheurs. On sera surpris de voir autant de monde dans ce tout petit village de pecheurs. Les rues sont bordées par des stands en tous genre, allant de la vente de lunettes de soleil en plastique au cochon d´inde grillés. Il y a un monde fou. La colline qui surplombe le village est noire de monde. Bon, je ne sais pas d´ou vient cette expression, car les gens ne sont pas noirs du tout, et de toute facon vu de loin, ca ressemble plus a un patchwork de couleurs vives, toujours est-il que la colline avait perdue de sa verdure...

Dans les rues, il y a des defiles de danse, des concours de fanfares, des animations avec des singes et des perroquets. Plus loin, on apercevra une corrida, et sur la place du village, surement la plaza de las armas, une partie des fanfares se sont rassemblées dans un festival de sons et de couleurs.

Le lendemain, direction le lac Titicaca avec ces iles flottantes et l´ile de Taquile pour passer 2 jours tranquille a l´ecars des tumultes de la civilisation.

Alors les iles flottantes, comme son nom l´indique, ce sont des iles qui flottent, ce qui mieux pour un morceaux de terre posé sur de l´eau, sans quoi, notre ami Archimede vous sortira une de ses fameuses theories sur les corps plongés dans un liquide qui en ressort mouillés... En fait, ce sont des iles faites de toutes pieces par l´homme avec de la terre, des branches de je ne sais trop quoi, ce qui fait une gros tapis de 50 cm sur lesquels pres de 300 personnes vivent, principalement de l´artisanat qui vendent aux touristes. Ils ont de ces idees ces gens la...

On continue pour 3h de bateau pour nous emmener sur l´ile de Taquile. La population de l´ile vie quasiment en autarcie, et encore comme vivait leur ancetres. Il vont sur les terres seulement de tant en temps pour echanger patates, manioc et autres agrumes qu´ils cultivent sur l´iles contre des legumes (qu´ils n´ont pas du tout sur l´ile), et pour vendre le fruit de leur travail: l´artisanat. Ce qui est marrant avec les habitants de l´ile, c´est qu´ils vivent pratiquement que de l´artisanat, ce qui fait que tout le monde, de 7 a 77 ans, ce trimbalent sur l´ile avec leurs aiguilles a tricoter et que toute la journee, il font des bonnets, echarpes, et autres bracelets qu´ils vendent aux touristes qui viennent sur l´ile. Ils sont tout mignon avec leur habit traditionnel et leurs aiguilles a tricoter a la main... En fonction de la couleur de leur bonnet, on peut savoir si la personne est celibataire ou marie, et si c´est un des chefs de l´ile ou pas, ce qui doit eviter de faire des impairs.

On sera acceuilli dans une famille pour la nuit, et , l´un des enfants, nous guidera a travers toute l´ile durant notre sejour. Au detour d´un bosquet, on trouvera une plage de sable fin sur laquelle on se posera un peu. On ne se croirait vraiment pas a 4000m (c´est l´altitude a laquelle on saute en parachute!!!), et encore moins au Perou...


Cusco - le 05 Juillet à 21h36

Cusco, le machu picchu à portée de mains, c'est pas génial...Bon en fait c'est pas juste à coté, et c'est un peu la course aux arnaques pour y aller par ses propres moyens, mais ca nous fait pas peur.

Nous sommes agréablement surpris en arrivant à Cusco, pensant que ca allait etre un peu le Disneyland local, mais pas du tout, la ville a du charme, tout se passe, comme d'habitude autour de la Plaza de las armas, toutes les agences de voyages y sont présentes. Mais se ballader un peu à l'écart des endroits touristiques nous permettra de voir des marchés traditionelles, des bric-à-brac locaux, ou se vendent tout et n'importe quoi. Les quartiers plus touristiques sont dans la ville ancienne, les ruelles pavées, montent et descendent de la place centrale, l'ambiance est chaleureuse. Cette étape sera pour nous l'occasion d'acheter de nouvelles chaussures, et oui, les 6 mois de treck intensifs auront eu raison d'elles.

Notre objectif maintenant, trouver un moyen de rallier le machu sans passer par une agence et d'aligner 150$ rien que pour le transport et l'entrée du site. On se rend vite compte que c'est un peu la poule aux oeufs d'or ce machu picchu, en plus il ne reste que quelques jours sur internet pour élire les 7 merveilles du monde, alors autant dire qu'ici ils sont prêts à offrir un poste internet à tous les habitants pour qu'ils votent...Donc les agences, on oublie, reste le train, l'aller-retour Cusco-MP coute 55$ pour 4h, mais il y a une possibilité moins cher, qui est de prendre le train à Ollantaytambo, plus que 47$ l'A/R pour 2h. Bon y'a aussi le treck de l'Inca, une marche de 4 jours à travers des sites arquéologiques pour la modite somme de 300$, mais faut reserver 6 mois à l'avance.

Donc l'option  Ollantaytambo, même si le nom est imprononcable, semble une bonne alternative, en plus ca permet de visiter la "Vallée sacrée" et le village de Pisac, réputé pour son marché.

Nous nous lancons dans la quete du saint Graal, obtenir un billet de train Ollantaytambo- Agua Calientes (village au pied du machu). A la gare, fermée le samedi, on nous dit d'aller en face, dans l'agence de voyage, ou on essaie de nous vendre le tour a 150$, mais apres insistance on nous avoue que la gare ouvre le lendemain a 7h du matin.

Le lendemain, nous achetons donc le billet, toutes les agences sont la pour acheter leurs billets, puis nous prenons un bus local pour Pisac, début de la vallée sacrée.

Le village est magnifique, coloré, les maisons en adobe (mélange de terre et de paille), les stands du marché bien remplies s'étalent dans une bonne partie du village. Nous sommes logés dans un des rares hotels du village, la plupart des touristes prennent une excursion à la journée depuis Cusco, et nous y sommes acceuillis par un bébé lama, sorte de chiens de garde.

Avant d'attaquer le marché, nous nous engoufrons un p....n de cheese cake et entamons la visite de ce marché gavé d'américains aux poches pleines de dollars et qui font monter les prix de façon indessantes. Les stands sont colorés, les ponchos, les bonnets, les gants, les hamacs se ressemblent tous un peu, l'ambiance est chaleureuse.

Dans l'après midi, nous montons aux ruines inca sur les hauteurs du village, nous pensions y trouver que les quelques pierres visibles du village, mais en fait plus loin c'est un mini machu picchu qui nous attend, une bonne initiation avant d'aller voir le grand maitre.

Le soir, nous ne sommes plus que quelques gringos blancs à rester au village, et les locaux s'affairent à démonter tous les stands, on dirait des fourmis en pleins travail, ils portent des tables deux fois plus grandes qu'eux. Lorsque nous allons nous coucher, la place est vide, ca change de l'animation de la journée. Le lendemain matin, à notre grande surprise les stands sont là sur la place, tout a été remonté tot le matin pour attendre la nouvelle vague de gringos. Nous, nous prenons le bus pour Ollantaytambo en longeant la vallée sacrée.

Nous passons une bonne partie de l'après midi à Ollantaytambo, la flemme et le prix nous dissuadent de monter voir les ruines, mais ca semble valoir le coup, nous passons donc le temps en nous balladant, en jouant au Uno, en attendant notre train pour Agua Calientes à 21h40.

Arrivés à Agua Calientes vers 23h, nous prenons le 1er hotel qui nous tombe sous la main, pas extraordinaire mais ca fera l'affaire. Le lendemain nous nous reveillons à 5h, pour aller acheter les billets pour le machu picchu, puis les billets pour le bus qui montent sur le site. La montée peut se faire à pied, comme on peut monter en haut de la Tour Montparnasse par les escaliers ou prendre l'ascenceur, comme on peut monter à l'aiguille du Midi à pied ou prendre le telecabine, comme on peut faire du ski sans jamais prendre les remontées ou acheter un forfait, c'est un choix. Nous, les marches de bourrins, sans grands interets, on a deja donné, on prendra le bus. Départ à 6h du matin, et 30mn plus tard nous voila dans l'antre, dans le lieu mystique, attendant le lever du soleil. Attention dans les prochaines lignes, nous allons essayer de faire passer un semblant d'émotions, alors accrochez-vous, prets pour le voyage?

La magie opère, les 1ers rayons de soleil viennent lecher les pierres encore humides de la rosée de la nuit (on vous avait prévenu), le site semble se reveiller petit à petit, les rayons percent la fine couche de nuage, les pierres luisent, l'herbe devient plus verte. Le 1er tiers de la cité inca est maintenant illuminé, la pénombre perd du terrain, c'est une lutte acharnée ou le soleil gagne à chaque fois, c'est enchanteur. Le site est maintenant entierement reveillé, pret à accueillir les groupes de touristes et nous par la meme occasion. C'est surprenant de voir l'etat de conservation des ruines, on devine la vie dans cet ancien lieu spirituel...

Nous decidons d'aller directement escalader le Wayna Picchu, montagne au pied de la cité, l'entrée y est limitée à 400 personnes-jour. C'est comme monter un escalier pendant 1 heure, bien abruptissant, mais ca permet de voir le site sous un autre angle, aérien en l'occurence. Nous redescendons de l'autre coté, petite incursion dans la jungle pour aller voir deux cavernes, sans grand interet. Mieux vaut peut etre redecendre par le meme chemin, pour garder des forces pour visiter les ruines du MP. Une fois redescendus, bien fatigués, nous entamons la visite des ruines proprement dites, mais notre longue marche sur le Wayna Picchu aura raison de nous. Petit conseil, prenez de quoi manger et de quoi boire, reposez vous apres la descente du Wayna, et visitez les ruines ensuite.

Nous redescendons en debut d'après midi sur Agua Calientes, nous remettre de nos emotions dans un resto tenu par un francais: très bon, tellement qu'on y retournera le soir meme. Sinon dans la ville, il n'y a rien a faire, c'est une ville construite specialement pour accueillir les touristes: hotels,restaurants, agences de voyage, cyber-cafes, rien de bien typiques.

Le lendemain nous repartons pour Ollantaytambo à 6h du matin, puis nous prenons un bus pour Cusco. La journée à Cusco sera tranquille et sera l'occasion de retrouver Pym et Noémie, le temps d'une soirée.

Le lendemain, la petite bande, les Forster, Sylvain et Fil partent en avion pour Lima, Pym et Noémie, arrivés la veille se préparent à visiter le Machu et Cie.


Lima - le 06 Juillet à 22h56

Bon alors, Lima ca va aller vite, il fait pas beau, c'est pas jolie, de toute facon on est juste la, Sylvain et Fil, pour prendre l'avion pour Santiago du Chilie, pour retrouver des amis, et aussi pour Fil pour retrouver Carolina... Mais le moment est triste car c'est aussi a Lima que les Forster rentrent à Paris, pour quelques semaines avant de repartir plusieurs mois en Afrique...Beh voyons

Puerto Maldonado - le 12 juillet à 19h37

Apres le fabuleux Macchu Picchu, rien de tel qu´une petite escapade dans la jungle pour Pym et Noemie, pendant que les deux autres Zozos sont partis faire la fête et se faire des enormes asados a Santiago. Pour y aller, on avait le choix: soit 5 jours de camions et de canoe à travers la foret amazonienne, ou bien 25 minutes d´avion. Apres une grande reflexion, on optera pour l´avion !

Arrivés a Puerto Maldonado, le ton est donné dés la descente de l´avion, il fait chaud, voir même tres chaud, et le taux d´humidité doit avoisiner les 90 pourcent. Traditionnel taxi-moto, hotel, depose des  sacs, check-in et direction un restaurant. Et ben oui, c´est pas parceque les autres ne sont pas là qu´ils faut perdre ses bonnes habitudes... La capitale de la région Madre de dios est toute petite, et ressemble à ces villes désertées par les chercheurs d´or que l´on voit dans les films. Madre de dios doit d´ailleurs etre les premieres paroles des explorateurs qui sont arrivés dans ces contrés reculées...

Apres un bon repas sur les bord du fleuve, nous nous mettons en quête d´un guide pour les 3 prochains jours, chose non facilitée par le fait qu´on soit dimanche... Aprés quelques coups de telpehone et un rendez vous sur la place du village, l´unique endroit qui respire un peu de vie cet aprés-midi, on a notre guide. Rald. Oui, ca ne fait pas trés peruvien, j´en conviens, mais il est pourtant bien du coin, et connais trés bien son affaire. Nous négocions nos 3 jours oú nous serons absolument seuls avec notre guide et le "chauffeur" du bateau, loin de tous les touristes argentés qui en guise de découverte de la jungle, se retrouvent autour des piscines dans des lodges luxueux. Pour nous, ca sera camping dans la jungle et nuit dans des tribus indigènes... Indiana Jones n´a qu´abien se tenir.

Le lendemain matin, a l´aube (enfin 8h du mat, c´est dejá pas mal), nous embarquons sur notre frele exquisse avec le minimum vital pour 3 jours (nourriture, tente, anti-moustique, guide, etc...). Nous commencons par 3 heures de barque pour rejoindre un centre d´études biologiques et anthropologiques. Sur les bords de berge, nous apercevrons des chercheurs d´or, qui pour certains travaillent a la pelle et au tami, alors que d´autres sont pourvus de pompe et de tapis roulantes sur leur bateau. Ces derniers draguent le fond de la riviere, passent le fruit de leur recolte sur leur tapis, font un peu de tri, et asperge le tout d´un prduit a base de mercure avant de rejetter tous ce qui ne brille pas de pres ou de loin dans la riviere... Les poissons et autre bestioles du coin (il et bizarrement il y en a de moins en moins) ne semblent pas apprécier des masses ...

Notre centre d´etudes donc, est aussi bien un refuge pour animaux qu´un centre de recherche et d´etude dont s´occupe une association suisso-peruvienne aidée par de nombreux volontaires internationaux.

Les animaux receuilli sont le plus souvent blessés par des braconniers ou simplement par la dure vie qui regne dehors (c´est la jungle dehors !), les soigne et les remette en liberté. On pourra ainsi contempler des jaguars (oh, le joli petit chat), des tapirs avec leur nez tout ridicule, des perroquets de toutes formes et toutes les couleurs dont les plus eloquents nous salueront avec un joyeux Hola, Hola, et plein d´autres sortent d´oiseaux et d´animaux en tout genre !!!

Un peu plus loin dans la forêt, les volontaires ont construit au dessus de la canopé un pont suspendu a plus de 40m pour rejoindre un poste d´oú ils observent des jours durant (ou des nuits plutot car c´est le plus souvent la nuit que sortent les animaux du coin) les oiseaux et animaux qui les interressent. Le pont fait plus de 90m, et a cette hauteur, le moindre coup de vent, eternuement, telephone en mode vibreur (on s´en fout, on en a plus de telephone) produit des secouses qui nous font nous accrocher a tout ce qui nous passent sous la main en attendant que ca passe. Dans la série, accroches toi au pinceau, j´enleve l´echelle, ce petit pont n´est pas mal du tout... Sur le chemin du retour, Rald nous montrera plein de plantes que les personnes du coin se servent pour se soigner de tout et n´importe quoi. Dans la jungle, tout est utile, de la plante qui te soigne les maux de ventre, a celle qui empêche la chute des cheveux. Et lorsque ce n´est pas la plante en elle même que l´on utilise, on se sert des feuilles pour receuillir de l´eau, faire des paniers, ou bien encore pour récupérer les fourmis qui vivent dedans pour les manger... Un vrai supermarché cette jungle.

Aprés s´être instruit sur ce supermarché naturel, et manger un morceau, nous reprenons notre barque pour nous diriger vers une tribu d´indigénes qui nous acceuillent pour la nuit. Sur la route (ou plutot sur le fleuve), nous nous prendrons une grosse averse qui nous detrempera entierment. Notre guide est tout surpris, car en cette saison, il ne pleut jamais et nous jure de tous les saints qu´il n´a jamais vu ca... Et bah bien sur, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d´alu, mais bien sur... Ce qui nous rassure, c´est qu´effectivement, il n´a pas pris son poncho ne pensant surement pas en avoir besoin a cette saison, et se retrouve donc trempé jusqu´au os comme un vulgaire touriste...

Les indigènes, qui nous recoivent en jean et en basket, et surtour avec un parapluie a la main (et oui, l´indigène sait déchiffrer les signes de la nature pour savoir quand il va pleuvoir... ou bien a regarder la météo au 20h...), nous expliquera comment vivait encore leur pères et leurs grand-pères avec les ressources de la jungle, avant que l´occidentalisation ne leur apporte un peu plus de modernisme et de confort (et aussi de maladie, de débauche et de désagréments, mais ca, c´est une autre histoire). On nous montrera ainsi comment se faire des vetements quasi impermeables en traisant l´ecorce des arbres, comment se servir des branches d´autres arbres qui ont des enormes épines pour raper la yuca (manioc local), comment faire du feu simplement en frottant un morceau de bois tres dur sur une espèce de bambou tres tendre, etc... tout parait si simple dans la jungle quand on sait faire. Imaginez vous seulement deux minutes dans un village sans electricité (donc sans frigo, sans télé, sans micro-onde, sans fer a repasser, quoique ce dernier ne soit pas un bon exemple, mais vous aurez compris le principe)...

La nuit se passera tranquillement, sous tente, et sous une pluie diluvienne, pour laisser place a un semblant de beau temps au petit matin. Et il parait qu´il ne pleut pas en cette saison, pff !

Nous faisons nos adieux a nos hotes d´un soir et nous nous dirigons vers le lac Victoria, ou nous passerons la nuit. Arrive en fin de matinée sous un grand soleil, nous installons les hamacs entre deux cocotiers en bord de riviere, et prenons l´apero a coup de noix de cocos. La vie est dure parfois !!! Aprés une bonne sieste dans les hamacs, l´heure est venue d´aller pecher notre repas du soir: des pirhanas. Rien qu´à l´evocation du nom, nous avons tous en tête ces images de dessins-animés ou une vache rentre dans une riviere pour en resortir avec seulement son squelette... Pourvu que la barque ne bascule pas... Bon, en fait, c´est pas tout a fait ca, mais la bete se peche quand même avec des morceaux de viande au bout des hamecons. C´est que ca mort ces betes la...

Alors pour pecher un pirhanas, c´est assez simple, il suffit d´etre trés rapide car les vilaines betes te mangent ta bidoche avant même que t´ais vu ta ligne bouger. On en pechera 7 au total, ce qui est tout fait honorable, et qui surtout nous fait un vrai festin pour nos 4 ventres affamés.

Le soir, nous tentons une sortie en barque pour aller "pecher" le caiman. Le caiman se peche en toute simplicité a la main, avec une lampe torche... Enfin pour ceux qui savent faire. On voit le caiman de loin avec la lampe torche en reperant deux points rouge qui refletent la lumiere. Plus les points sont gros et rouges, et moins il fait bon s´aventurer trop pres. Le must est de voir des tout petit points rouges, qui vraisemblablement appartiennent a un petit caiman, histoire que notre guide puisse nous montrer comment on "peche" dans la region. Visiblement, ces sac-a-mains sur pattes c´était passer le mot ce soir la, et les quelques petits points rouges que nous avons vu étaient aussitôt suivis de deux, quattres, voir plus (???) trés gros yeux vraiment trés rouges. Le caiman se déplacerait en famille a cette période de l´année ??? Nous rentrerons sans avoir vraiment approché la bete, et pas mécontent de ne pas avoir tenté le diable. L´experience n´est reste pas moins grisante, et rien que de repenser a ces gros yeux tout rouge nous glasse le sang.

La nuit se repassera dans la tente, dans le froid et sous la pluie... Quoi, il peut faire froid a cette période de l´année ???

Le troisiéme jour, nous nous baladerons la matinée dans la jungle, oú notre guide nous fera un cours pharmaceutique sur les plantes médicinales de la région. Tiens, une plante pour le mal de gorge, de celle-la on extrait la quinine pour le palu, oh, et ici un arbre pour soigner les mal de dents, et un autre ici pour les ongles incarnés...

Avant de rentrer sur Puerto Maldonado sous la pluie, nous ferons une halte sur "la isla de los monos", plus communement appelée par la communauté francophone par "l´ile aux singes". Ca sera l´occasion pour Noemie de veritablement se faire détrousser par un singe de la pire espéce. Le petit insolent lui est monté sur les epaules, a ouvert la poche avec ses petits doigts poilus, a jeter ce qui ne l´interressait pas, et est reparti avec son butin. Bon, il a vole des pastilles pour la gorge, ok, mais c´est le geste qui n´est pas tres joli... Notre guide nous a fortement deconseillé d´intervenir et de laisser le larsin s´opperer tant sa derniere experience e la sorte lui a été deplaisante: Lorsqu´il avait essayé de s´interposer entre ce même singe et une touriste qui subissait semblables suplices, le singe a appelé ses potes, et le guide et sa troupe on dû battre en retraite en se protégant de batons... pas si cool les singes.  Au moins, maintenant, il n´aura plus mal a la gorge...

Lima - le 14 Juillet à 15h36

Le 09 Juillet, Sylvain et Fil sont de retour dans la capitale peruvienne, tristes et désamparés après leurs differentes joies chiliennes. Pas question de rester dans cette ville, ok 1 journée, pas plus, le temps de se rendre compte que c'est pas si moche, mais c'est loin d'etre la plus belle ville d'Amerique du Sud. Le temps est toujours nuageux, on decide d'aller voir le soleil dans un oasis à coté d'Ica, au Sud. Pendant le voyage en bus, nous serons surpris de constater qu'autour de Lima ce n'est que dunes de sable, plages, une sorte de desert.

L'oasis de Huacachina, pres d'Ica, est le paradis des backpackers, il y fait soleil, c'est un bon point de repos pour nous. Les activités proposés sont du buggy dans les dunes, du sandboard et c'est tout. Nous opterons pour aucunes des deux, nous preferons crapahuter dans les dunes, pour observer de la haut le panorama impresionant: un vrai desert, et le coucher de soleil.

Le 13 Juillet nous retournons sur Lima pour retrouver Pym, orphelin de sa Noémie.

Le 14 Juillet nous prenons l'avion pour Quito et l'Equateur, dernier pays de notre périple.

 

 



Previous page: Bolivie
Next page: Equateur