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Nouvelle Zelande

CHRISTCHURCH et sa Baie - le 7 Avril 2007

Ah nous la conquete du fief mondial du rugby et des Kiwis (l'animal, pas le fruit), après notre charmant passage en Australie. Le débarquement à Christchurch est un peu triste, sous la pluie, en plein WE, les rues sont vides. On fonce directement chercher notre VAN ESCAPE loué depuis la France il y a plusieurs mois. La grande classe, on sera peut-etre un peu serré devant et pendant la nuit mais au moins on ne passera pas inapercu. Ne sommes nous pas dans la patrie du rugby? Coup de chance, ce soir les Cruisaders de Christchurch recoivent les Western Force, l'occasion pour nous de voir un match en direct live sous la pluie et le froid. On ne sera pas décu du voyage, l'ambiance est un peu terne mais on est grattifié de 9 essais pour un score final de 53-0 pour les locaux. Dommage, il n'y avait pas de black sur la pelouse, mais on prend les paris que le numéro 8 des Cruisaders ne sera pas loin de venir visiter Paris en Septembre pour la coupe du monde 2007. On sait maintenant aussi de qui le président du Stade Francais tire ses idées de show, ici c'était chevaliers sur leur monture, chateau fort, entrée sur le terrain sous les flammes et la music è fond et surtout ... les pom-pom girls qui se trémoussaient tant bien que mal sous les 10 degrés et la bruine du soir.

Première nuit au bord d'un parc, sur le parking, on se glisse au chaud dans nos duvets et 11h de sommeil plus tard on peu prendre notre premier petit déjeuner dans le van comme trois barroudeurs. Une petite visite de la ville, son église, sa place avec échiquier géant, ses petites rues aux allures de western et le musée d'Art moderne qui nous changera de nos visites habituelles.

Direction l'est, sous un soleil qui commence à pointer son nez, et la péninsule jouxtant Christchurch. Nous voilà plongé au coeur de la nature, les jeux de couleur sur la mer et les collines avoisinnantes nous laissent sans voix. La première pause de la journée en haut d'une colline avec d'un coté l'océan pacifique et de l'autre une baie ou les bateaux de plaisanciers régattent est un pur moment de bonheur. Les Nouveaux Zélandais ont l'air sportif et amoureux de la nature, on voit des centaines de cyclistes en VTT ou vélo de route sur ces fortes pentes ou les chemins de randonnée sont nombreux. On a l'impression de se retouver un peu en Europe, les paysages nous rappellent fortement l'Ecosse et l'Irlande, les visages sont bien typiques Européens (si on peut dire qu'il y a un type Européen) et l'accent est parfois incompréhensible nous laissant  tus les 3 avec un visage béat souvent mort de rire. On passera notre deuxième nuit au bord de l'océan, avec un coucher de soleil dévoilant encore de nouvelles lumières toujours de plus en plus belles.

Lac TEKAPO et Région du Mont COOK - le 9 Avril 2007

On décide de poursuivre notre chemin en direction du sud-ouest, au pied de la chaine des Alpes (Southern Alps). Au début, on se dit que c'est pas très orginal comme nom, mais aux vues des montagnes, on confirmera rapidement que ce choix était justifié. On fait de nombreux kilometres à travers de grands espaces sauvages ou les énormes troupeaux de moutons (je pèse mes mots, certains comptent plus de 1000 tetes) bien blancs nous offrent des paysages de carte postale avec une herbe bien verte et les montagnes enneigées en fond. Une légende urbaine nous fera meme croire qu'il y a plus de moutons que d'habitants en Nouvelle Zealande, on la croira sans aucun soucis.

La vie ici semble vraiment tournée vers la nature, on croise très peu de voitures, hormis les nombreux van de location et quelques pick-up locaux. On sort un peu des sentiers battus en empruntant un chemin en gravier pour rejoindre un petit lac puis un des sites ayant servi de décor au 'Seigneur des Anneaux". En rapport avec la trilogie, ces décors magiques sont la grande fierté de l'ile, sur les cartes routières tous les points de tournage sont mentionnés et généralement ce sont des spots merveilleux. Après une pause dèjeuner bien méritée ou 2-3 familles s'adonnent au ski nautique, on continue notre route pour contempler ce gigantesque espace ou les vaches brouttent tranquillement. On a l'impression d'etre seul au monde au sein de cette explanade ou coule une rivière bordé de collines, avec en arrière plan la chaine des Alpes.

Deux bonnes heures de route de nuit pour rejoindre le Lac Tekapo et passer une bonne nuit bien reposante, la route c'est sympa, mais ca use. Une bonne marche 2h30 le long du lac pour observer de pret cette nature attirante sous un joli ciel bleu et une petite brise. Enfin, petite brise c'est un peu mentir car en haut du Mont, le vemt souffle si fort qu'on ne restera pas longtemps à contempler ces superbes reflets bleus turquoise que nous propose le lac.

On zape la montée sur le Mont COOK qui semble jolie mais nous ferait faire un crochet trop grand pour juste quelques randonnées ressemblant (on l'imagine) aux paysages que l'on traverse depuis 2 jours. On profite juste un peu du grand lac au pied de la montée avec une fois de plus des reflets turquoises merveilleux. Comme vous l'avez comris, les décors sont tous plus beaux les uns que les autres, les grandes étendues s'enchainent au fil des collines et montagnes, passant de champs verts gavés de moutons ou vaches (on a meme vu un Yack), à des grandes contrées brulées par le soleil de la fin de l'été (on rentre en Automne, c'est la meileur saison pour venir ici, pas trop chaud, pas grand monde et de superbes couleurs).

On commence la descente vers la cote Est, le long du fleuve ou les centrales electriques font la fierte de la region. On passe pas mal de temps a chercher un bon emplacement pour poser le van, pas trop pret d'une route, pas trop loin de la civilisitation, un peu a l'abri du vent et surtout le plus a plat possible. Et la, ca devient complique, apres 15 nuits dans le van, on peut affirmer que le dos subit fortement les mauvais stationnements repetitifs. On ne va pas se plaindre tout de meme, se coucher avec un ciel etoile des plus complets (on a meme retrouve notre voie lactee perdue en Australie), voir la lune se lever (et oui, on oublie que la lune se leve aussi, et ici assez tard, vers 23h ce qui nous etonna la premiere fois) et enfin se lever au milieu de paysages plus beau que la veille est un plaisir inestimable. Et la douche et la petite hygiene quotidienneme direz-vous? Et bien, en toute franchise, on ne prend pas de douche tous les jours, la salle de bain du van etant en reparation, on fait installer un spa et une douche d'eau salee pour nous rappeler Bali. Dans ce cas-la, on se pointe dans les campings et on demande a utiliser les commodites moyennant une petite somme de dollars bien gracieusement donne, il faut pas deconner non plus, on est des hommes mais on sait se tenir.

DUNEDIN et la peninsule d'Otago - le 14 Avril 2007

 

Nous voici de retour dans une ville a taille humaine ou les pubs, restaurants, internet cafe et magasins nous tendent les bras. Une nouvelle folie acheteuse apres HongKong nous reprendrait? Pas du tout, on est juste a la recherche de gants, echarpes, bonnets, pulls ou autres sweats a capuche pour combattre le froid et vent actuel. La nuit on descendra a 3.1 degres, notre nouveau record depuis le debut du TDM, mais c'est sans compter sur le taux d'humidite et la chaleur humaine qui transforme le van au petit matin en un mur de goutellettes.

La principale activite de cette region reside dans la visite de la peninsule qui, selon certains est l'endroit ideal pour observer la vie animale sauvage. Hier on a eu droit sur la route a notre premier contact avec des phoques, le long d'une petite falaise de 5m de haut, dans les vagues gelees du pacifique, un peu a l'ecart de la route. On a apprecie ce spectacle a sa juste valeur malgre le vent et le froid necessaire a ces charmantes petites betes pour faire une sieste couche sur les rochers. Le plus marrant est la position de recherche de chaleur qu'ils prennent, les pates arrieres et avant coincees sous leur gros corps flasque (un peu comme nous en fait...)

On longera la cote en minivan jusqu'au bout de la peninsule ou il faut payer pour pouvoir visiter et observer des albatros. Autant dire qu'en bons Francais on ne payera pas pour se delecter d'une bonne place pour observer les oiseaux veneres de Charles Baudelaire. On avait fait de meme l'avant veille ou l'on nous proposait de regarder des pengouins aux yeux jaunes revenir en fin d'apres-midi a 18h precise assis dans une tribune payante ... no comment. On prefere se bouger les jambes et entreprendre une bonne petite marche pour atteindre une superbe plage deserte et sauvage ou les penguins bleus (les plus petits et rares au monde, enfin... c'est ce que des personnes qui savaient ce dont elles parlaient nous ont dit) censes revenir avec de la nourriture pour leurs petits aux alentours du coucher de soleil. On attendra 2 bonnes heures patiemment caches dans un abri en bois ou couche dans les herbes pour ne pas effrayer les bebetes. Pas de chance, on devait etre trop bruyant (on n'etait pas seul), on apercevra seulement un couple a quelques centaines de metres de nous rejoindre les dunes branli-branlo avec beaucoup de difficulte pour sortir de la mer demontee. La plus grand rencontre de la journee sera un lion de mer tranquillement etale sur la plage entrain de faire la sieste (ils ont la belle vie ces lion de mer, toute l'apres midi etendue sur une plage deserte). La cote de Dunedin a Invercargill est magnifique, et tels trois gamins le jours de Noel, nous nous emmerveillons de tout et de rien (surtout de tout d'ailleurs).

Milford Sound - le 16 avril 2007

 

Apres s'etre ressource dans un camping la veille au soir (et optionnellement pris une douche, mange, fait une lessive, converse un peu avec des francais de passage, et encore plein d'autres choses qui seraient tres long d'enumerer), nous voila pret a decouvrir cette baie dont beaucoup parlent et dont on ne comprend toujours le pourquoi du nom: Milford Sound... Peut etre est-ce du au lord anglais qui etait melomane et qui a decouvert cette baie, ou bien au bruit que fait le vent lorsqu´il s'engouffre dans le fjord les soirs d'ete ou l'on croirait entendre chanter Edith Piaf (Allez venez! Milford vous assoir a ma table...), qui sait? et ben pas nous ! Toujours est-il que ne se refusant rien en cette journee d'automne (et ben oui, ici, c'est l'automne), nous nous payons une petite croisiere de 2h30 dans la baie au petit matin. Tellement petit matin d'ailleurs que nous ne serons qu'une dizaine dans un bateau qui peut facilement acceuillir 150 personnes (ca paie d'etre matinal), et pis surtout, on s'est dit que nous profiterions d'une plus belle lumiere. Nous voila donc fraichement embarque sur ce bateau pour decouvrir le fjord qui nous revelera  toutes ses splendeurs au cours de notre croisiere, que se soit au niveau des paysages ou au niveau de la vie maritime locale (egalement matinale, il faut bien le noter). Les cascades qui se jetent directement dans la mer (c'est comme ca qu'on remplit la mer?), les montagnes enneigees qui surplombent la baie, ou bien tout simplement les reflets du soleil dans l'eau, c'est plutot pas mal. Et le clou du spectacle, on aura la visite inopinee d'un groupe de dauphins qui viendront nous saluer en nageant un temps avec nous, (enfin pas vraiment avec nous, mais juste devant notre bateau, mais vous l'aurez compris j'en suis sur), avant de repartir dans les abysses de leur royaume maritime.

De retour sur la terre ferme, nous partons pour de nouvelles aventures en direction de Queenstown, veritable royaume des sports a sensations fortes, allant de la chute libre au rafting, en passant par tout ce que vous pouvez imaginer entre les deux. La ville s´apparente d´ailleurs plus a une station de ski qu´a la plus grosse ville de l´ile du sud. Notre premiere activite a sensation dans le coin sera... la conduite sur 3 roues, alors que la 4eme a rendue l´ame sur la route en eclatant dans un vacarme etourdissant. Certains ont essaye de sauter en parachute, mais n´ayant ni documents officiels, ni de parachute (ce qui peut quand meme etre assez partique pour ce sport, meme dans un autre pays), l´idee sera vite abandonnee. Qu´a cela ne tienne, un saut dans le vide restant un saut dans le vide, avec ou sans parachute, l´objectif sera d´offrir a Fil un saut de 134m pour son anniversaire depuis le Nevis. Ne se doutant de rien, le naif pensait faire un petit saut de puce de 43m depuis un pont (pfff... 43m, tout juste la hauteur du Pantheon), et bien non ! ca sera depuis une naselle surplombant un canyon, a 134 metres (battant a plate couture le 2eme etage de la Tour eiffel ou meme un terrain de foot a la vertical... bien que cela soit plus dur a imaginer) au dessus d´une riviere qui parraissait bien petite vue d´en haut. Nécoutant que son courage, le valeureux s´elancera et nous gratifiera d´une tres beau saut et d´un enorme Aaaaargh !!! Joyeux anniversaire Fil !!!

Apres tant de sensations, et un temps qui ne nous a pas trop aide a en faire plus, nous remontons sur la cote ouest (Ha !!! Cote Ouest... tes palaces n´abritent que mensonges et passions...) en direction des grands glaciers que sont Fox Glacier et Frank Joseph, qui font parties des quelques rares glaciers au monde (avec les glaciers de la patagonie) a etre quasiment au niveau de la mer, les autres se trouvant plus facilement en altitude, la ou il est plus normal de faire tres froid. Ca, c´etait pour la partie culturelle. Pour la partie plus sportive, on chausse les crampons, les quelques epaisseurs de polaires gants bonnets et un peu tout ce quón trouve a se mettre sur le dos, et en route pour plus de deux heures de marche dans un decor de glace bleue. En fait, un glacier, c´est un peu comme un congelateur, quoique en un peu plus gros, avec des glacons qui auraient du mal a tenir dans nos verres pastis (a supposer que breuvage ait atteint cette partie du monde...), et dans lequel on peine a trouver des Cornetto !

L´experience n´en reste pas moins incroyable. La couleur des paroies qui varie avec les reflets du soleil est vraiment superbe. Attention au coup de soleil toutefois...

Bon, on s´amuse on s´amuse, mais en attentant, le temps passe, et la tortue avance, donc petit lapin, il va faloir courir un peu... parce que c´est pas tout ca, mais on a un bateau a prendre le 21 a Picton, tout au nord de l´ile de sud (c´est bon tout le monde suit ?). Du coup, la remontée sur la cote Ouest  (nostalgie...Tes palaces n´abritent que mensonges et passions...) se fera a la facon de Starky et Hutch quand ils recoivent un appel de Huggy les bon tuyaux, a toutes berzingues...

On prendra par Lewis Pass, cette superbe petite route transversale (il n´y en a que trois sur l´ile du sud, et toutes s´appellent quelque chose Pass) qui serpentent au milieu de la foret (ou bush comme disent les kiwis) et longe une riviere aux eaux turquoises. Ce petit coin de nature est l´endroit ideal pour vous parler du nouveau... Heu non, c´est seulement un petit coin de nature qui nous a permis de rejoindre la ville de Kaikoura, plus connue sous le nom la-ville-ou-si-tu-veux-voir-des-baleines-c´est-ici. Nous, les baleines, on voulait les voir; mais il falait attendre le lendemain matin, prendre un bateau ou meme mieux un petit avion, faire un gros cheque  au passage, et passer la journée dans le coin pour faire tout ca, ce qui nous faisez rater notre bateau pour l´ile du nord par la meme occasion. Donc, on a opté pour une activité tout aussi enrichissante culturellement: aller garer notre nouvelle maison dans un camping, faire une lessive, faire un tour sur internet, boire une biere, et se faire un billard. Bon, comme ca, ca n´a effectivement pas l´air aussi sympa que de voir des baleines, mais tout ca depend du nombre de bieres consommées...

Wellington et l´île du nord - le 21 avril 2007

On prendra le bateau depuis Picton pour traverser les 23 km du détroit de Cook qui nous sépare de l´île du nord et de Wellington. Apres avoir garé notre maison a roulettes dans les cales du paquebot, nous nous installons sur le pont du navire, avant de s´apercevoir qu´il y a egalement des salles pourvues de televisions, d´autres de bars, d´autre encore de salle de detente. Les trois heures de voyage se passerons donc a batifoler d´un pont a l´autre en contemplant un peu la vue, en regardant un peu la TV et en communiquant avec l´autochtone en essayant tant bien que mal de dechiffrer son accent a couper au couteau. Arrive a Wellington, faut-il le rappeler capitale de la Nouvelle-Zélande et au passage la capitale la plus au sud de la planete, nous parcourons la ville de long en large dans le mince espoir de touver un camping suscpetible de nous acceuillir pour la nuit. Apres une inspection en regle des deux malheureux campings qu´offre la ville, nous nous mettons en tete de trouver refuge dans un parc si possible plat, chose pas facile a trouver tant la ville ne semble être faite que de pente et de collines. Nous trouverons notre bonheur pres de terrains de Netball. Il semble que les habitants de la capitale soient tous atteint d´une maladie assez étrange le samedi soir venu. En effet, les hommes habilles en petites chemises et les femmes en petites jupes (tous semble petit la-bas, sauf peut etre leur hamburgers et leurs joueurs de rugby), semblent promener une bouteille de vins dans un sac en papier, sans que celle ci ne soit ouverte. N´ont ils pas de chiens dans leur pays ???
Bon, apres notre soiree de debauche a la capitale, un peu de culture nous semblait la bien venue, donc direction, le musée Te Papa Tongarewa (c´est son nom, je vous assure), le plus grand musee de l´hemisphere sud. On pourrait y passer des jours entiers sans en faire le tour (il contient des supports ecrits pour plus de 60000 heures de lecture). Nous nous limiterons a pres de 3 heures (et c´est deja pas mal pour nous) tellement il est presente de maniere tres pedagogique des sujets aussi varies que les tremblements de terres, la culture maori et les differents traites signes entre les anglais et les tribus locales, les animaux du pole sud, la ville au siecle dernier, etc...

Apres cet intermede culturel, nous quittons la capitale pour poursuivre notre route plus au nord, pour nous arreter dans la tres petite ville de Palmerthon North (je vous l´avais dit qu´on allait au nord). Cette charmante petite bourgade n´a en gros que deux principaux interets pour nous. Le premier est de se trouver sur notre route au moment ou l´on cherche un endroit pour passer la soiree, et le second  est qu´on y trouve le musée du rugby. Le mot musee est un peu fort toutefois, il s´agit en fait plus de deux pieces d´une maison amenagées pour recevoir une formidable collection de tous et n´importe quoi qui a attrait au rugby de pret ou de loin, amassée par un passionne durant une grande partie de sa vie. On y trouvera donc, dans le desordre: des photos des equipes nationales allant du debut du siecle a nos jours, une tres jolie collection de sifflets ayant été utilisés en matchs officiels, tous les tableaux des resultats depuis la creation des championnats du monde, les statistiques des joueurs des equipes nationales, les maillots de toutes les equipes du coin, le tourniquet qui était a l´entrée d´un stade oú, j´en suis sur, il y a eu un match tres important un jour, et plein d´autres petites babioles qui doivent avoir une importante considerable pour quiconque se pasionne pour le rugby neo-zelandais de 1902 a 1923. Le tenancier, heu pardon, le conservateur du musée nous expliquera dans un monologue enflammé le fonctionnement du top14, principal championnat qui regroupe les equipes de NZ, d´Australie et d´Afrique du sud. Championat un brin complexe lorsqu´il sagit de jouer a l´exterieur...

Lac Taupo - le 24 avril 2007


Notre prochaine etape se fera pres du lac Taupo dans le parc national Tongariro, classe Patrimoine Mondial par l'UNESCO en 1990, et contient l'un des massifs volcaniques les plus denses et actifs du monde. Ce parc national renferme un trek d´une journée qui est réputé comme le plus beau mais egalement un des plus difficiel de nouvelle zelande. La marche commence d´un coté du volcan Tongariro et traverse l'ensemble de ses cratères, pour ce qui fait une bonne journee de 7 a 8 heures de marches. N´en ayant pas assez plein les pattes, on se rajoutera 2h de marche pour faire l´ascension du mont Ngauruhoe. Marche bourine a souhait puisqu´elle se fait directement dans la pente du volcan. L´heure et demie que durera notre ascension sera recompensée par une vue imprenable sur l´ensemble du amssif, dont un lac bleu ciel jonchee dans un cratere plus en contrebas. La descente est egalement bien bourrine, mais tellement moins fatiguante, surtout qu on l expedira en moins de 15 min. Elle nous coutera aussi un peu de la semelles de nos chaussures (deja bien entammees par nos diverses perigrinations des mois precedents) durant nos derapages plus ou moins controles dans les pierres volcaniques. Apres cette digression du chemin classique, nous passerons par le Red Crater, qui comme son nom semble l indiquer est un cratere tout rouge, et la tres jolie collection des Emerald Lakes. Vous vous en doutiez deja, mais la confirmation arrive, ce sont des petits lacs d un bleu emeraude magnifique, mais qui sentent une tres vilaine odeur de froamge pourri. Comment des lacs aussi joli a voir peuvent sentir aussi mauvais ? la question nous turlupinait, et nous avons donc mis nos meilleurs experts sur le coup. Cette tres vilaine odeur provenait des emanations de souffres des crateres avoissinant, ce qui nous a rassurer grandement et permis par la meme occasion de redorer le blason des ces tres jolis lacs.

La visite du lac et de ses alentours s est faite plutot rapidement, quoiqu un arret de quelques heures a la ville de Taupo nous a permis d admirer la collection en plein air de photos de Yann Arthus Bertrand (La terre vue du ciel). Puis, cap sur la bouillonnante ville de Rotorua. Cette ville est la capitale des sports extremes, mais apres notre debauche d energie de la veille, l activite la plus violente auquelle on pouvait se resoudre oscillait entre le billars et le mini-golf...

Ce sera ni l un ni lautre, et on ecourtera la visite de Rotorua pour aller dans la tres petite et tres reposante ville de Raglan, sur la cote Ouest. On espera voir Ben Harper deambuler dans les rues, ou bien le croiser a la terrasse d un cafe car il a une maison la bas, mais oh deception, on n apercevera pas l ombre de sa proeminente chevelure a la Jackson Five.

Anzac Day a Raglan - le 25 avril 2007

L idee etait d aller boire un coup tranquille, voir meme trouver un billard pour passer la soiree, mais comme tout plan qui se respecte, sa realisation s en est touvee legerement modifiee. On a bien trouve un endroit pour boire une biere, et il y avait meme un billard, mais la soiree n a rien eu de tranquille et reposante. On est tomber le jour de l ANZAC Day. Ce jour commermore les troupes Australienne et Neo Zelandaises tombes au champ d honneur au daranadelle contre les turcs durant la premiere guerre mondiale (The Australian and New Zealand Army Corps (populairement appelé ANZAC). Toujours est-il que nos joyeux soldats se retrouvent le 25 avril pour des commemorations et autres defiles, et comme ils viennent tous de loin, il serait dommage de se quitter sans boire une biere ensemble le soir...

On s est donc retrouves dans l amicale des militaires du coin, a boire notre biere et a se faire notre billard, entoures de moaris en uniformes de tous genres, qui comme tous les militaires de la planete, se transforment au cours que la soiree avance (et que la biere descend) . Je vous passe les details sur les chansons et jeux a boire, sur la facon de se saluer en se mettant un gros coup de tete, et sur les autres coutumes locales du militaire bourre, mais on a beaucoup ris (et beaucoup bu), le tout dans une ambiance tres bonne enfant...

La journee du lendemain a demarre tres, tres, tres doucement, en se mettant a la recherche de quelque chose a se mettre sous la dent. Sur le coup des 11h30, c etait chose faite, et le camp fut lever pour se diriger Auckland.

Auckland - le 28 avril 2007

On nous avait dit que ca ressemblait a Sydney, mais en plus petit et en moins beau... La journee passee a se promener dans les rues de la plus grande ville du pays ne nous permet pas de dire le contraire... C est sans conteste une ville qui bouge et qui semble agreable a vivre avec son port de plaisance sur son front de mer magnifique, ses nombreux espaces verts, ses activites a emotions fortes en plein centre ville (dont un saut en elastique depuis la Sky Tower). On visitera le musee de la ville ou on nous fera un bien jolie demonstration de danse maories. Oui, un peu de douceur dans ce monde de brute, ca ne fait jamais de mal...

Le soir, au detour d une biere dans un bar, nous tomberons sur le concert de K. Gordon, un protege du maitre Satriani en personne, qui nous fera un numero de tout premier ordre. Ce grand bonhomme, qui de prime abors ne ressemble pas a grand chose avec sa veste en velour tres petite, sa chemise a fleur et son chapeau tout bizarre, rentre dans une espece de transe des qu il s approche de l une de ses guitares. Il mettra le feu au bar, en jouant aussi bien avec la guitare derriere le dos, avec ces dents et meme les oreilles. Ca ne sert a rien, mais ca change de l ordinaire...


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