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Bolivie

Salar d´Uyuni- le 8 juin à 12h13

A peine arrivé dans le pays, que nous sommes déjà fasciné par ce que nous voyons: le poste de frontière !!! Perché sur l´altiplano a près de 4000m, et avec comme seuls voisins à plus de 100km à la ronde quelques lamas qui, même eux, se demandent ce qu´ils font là, notre poste de frontiere. Il se résume à une pauvre petite cahute de 6 metre par 4, un drapeau Bolivien (quand meme), et un garde avec son tampon. Bon, il y aura bien quand meme quelques vendeurs de boissons et nourritures non encore identifiés sortis de nul part, mais notre surprise (et amusement, il faut bien le dire) n´en reste pas moins réel.

Le spectacle que nous offre l´altiplano est tout bonnement sidérant, et ce sera le cas durant les 3 jours que nous passerons dans notre 4x4 pour relier San Pedro de Atacama a Uyuni. Au programme, des lacs de toutes les couleurs, des volcans, des montagnes toutes bariolées, et bien sur, le magnifique désert d´Uyuni, le désert de sel le plus grand du monde.

Bon, autant mettre les choses au clair de suite, la Bolivie est le pays le plus tout-ce-que-vous-voulez du monde: la capitale la plus haute du monde, le lac navigable le plus haut du monde (bien qu´il serait de bon alois de partager cette primeur avec son voisin le Peru), le désert de sel le plus grand du monde, la route la plus dangeureuse du monde (on ne l´appelle pas la route de la mort pour rien), mais aussi le pays avec le plus fort taux d´abstention pour un referundum "obligatoire" (plus de 40% en 2004), le pays avec les pates les plus mauvaises au monde, et comme c´est la période de (re)faire la constitution en ce moment et que tout le monde veut avoir son petit mot à dire dedans, on pourrait aussi dire que c´est le pays avec le plus de manifestations au monde.

J´en étais oú du coup, ha oui, un lac tout vert d´un coté, un lac tout rouge de l´autre, tiens un volcan à plus 6000m tout coloré par lá, et je passe les innombrables lamas, à moins que ce ne soient des vigognes ou des alpacas (on a encore du mal à differencier tous ces cousins), et autres flamans roses... Au détour d´un volcan, on découvrira le désert de Dali et son fameux arbre de pierre... Et après 3 jours de ce fabuleux spectacle et deux nuits passées à plus de 4000m (dont une dans un hotel tout en sel, un vrai paradis pour une chevre !!!), nous découvrons au petit matin le salar d´Uyuni, énorme étendue de sel qui s´étend sur plus de 12 500km carré. Ce paysage lunaire sera l´occasion de laisser libre cours à nos élucubrations photographiques (cf. la galerie Les Zozos en Bolivie).

Ces trois jours en 4x4 auront éte l´occasion de faire la connaissance d´un certains nombres de "travelers" bien sympas, dont les Forsters, ce couple franco-anglais VIP flashpackers qui fait un peu le même tour du monde que nous (à la Birmanie prés...). Tellement le mème que nous, que nous voyagerons ensemble pendant un mois (toute la Bolivie et une partie du perou), avant qu´ils ne lachent finalement prise a Lima, pour rentrer se reposer un peu en France avant de partir pour l´Afrique.

Potosí - le 13 juin a 17h47


Après quelques heures de bus, nous voilà arrivé à Potosí, la ville la plus haute du monde avec ces 3967 m (je vous avais prévenu...). Si la ville est plutot sympathique pour ses maisons coloniales, ses balcons en bois et sa cathédrale, elle est surtout connue pour ses mines d´argent qui firent la richesse de l´Espagne. Au 16 et 17 ème siecle, les ressources etaient tellement exploitées que c´était la ville la plus peuplée au monde (et voilà, encore une...). Et ben voilà, nous on découvre des choses (ca sert à ca les voyages...), c´est cette petite ville perchée au sommet du monde qui à fait la richesse de l´Espagne, et surement dans une moindre mesure, celle de l´Europe. Inutile de vous décrire les conditions de travail épouventables dans les mines qui ont fait des centaines de milliers de morts chez le indiens durant la centaine d´années d´exploitation des mines, du au travail forcé instauré par les Espagnols. Le comble est que ces mines sont encore exploitées par les locaux, qui en sortent plus guere que de l´étain et d´autres minerais "secondaires", dans des conditions à peu prés similaires à leurs ancêtres.

Apprenant que l´on peut rentrer dans les mines (visiter est un bien grand mot car les mines sont encore en activité et rien n´est mis en oeuvre pour les "touristes"), nous décidons d´aller voir cela par nous même. Avant de se lancer dans la gueule du loup (et c´est rien de le dire), il nous faut nous équiper et faire quelques amplettes: Bottes en cahouchouc de rigeur, vetement de pluie, casque et torche, bandana pour éviter de trop "manger" de poussière, et l´indispensable bouteille d´eau, puis nous achetons des feuilles de coca, de la dynamite et des boissons pour donner aux mineurs qui en ont grand besoin. Ainsi équipés, nous sommes près à nous lancer sur les traces de Germinal. L´entrée d´une des 500 galleries encore exploitées du "Cerro Rico" (litterallement la montagne riche) se trouve a 4200m ! On s´y attendait, mais une fois dedans, ca se confirme: la gallerie est à la fois basse, très étroite, et très poussièreuse, ce qui fait que conjugué au manque d´air dejà naturel à cet altitude, il est assez difficile de respirer. Cette ambiance très pesante aura assez vite raison de Sylvain qui, un brin chlaustrophobique (tiens, un mot a 5 syllabes...), fera demi-tour pour retrouver un peu d´air. Durant les deux heures de découverte des mines, on aura rampé, descendu sur les fesses près de 100m dans pour atteindre d´autres niveaux, dû se plaquer quelques fois contre les murs des galleries pour laisser passer des chariots, cracher de la poussière (entre autres...) quelques centaines de fois, et surtout croiser des hommes de 15 a 49 ans qui travaillent au quotidien dans cet enfer, dont les plus vaillants depuis plus de 20 ans. Après une telle expérience, je pense que nous y réfléchirons a deux fois avant de nous plaindre de nos conditions de travail...

 

Sucre - le 16 juin a 11h13

Quelle merveilleuse idée on a eu de voyager à 9 entre Potosi et Sucre le jour du match de foot entre les 2 équipes ! On se retrouve à batailler pour trouver un bus ou mini-bus qui voudra bien nous amener malgré notre tete de non supporter pendant 2 heures. Arrivé enfin à Sucre, capitale consitutionnelle du pays, on a droit à un vol de sac dès la sortie du mini-bus : désolé Leti, c´est tombé sur toi, promis on t´enverra les photos des derniers jours. C´est malheureusement le lot de nombreux touristes en Amérique du Sud, il faut faire tout le temps attention à son petit sac. Bon, on ne va pas s´arreter là-dessus, mais on comprend largement que ca foute les nerfs. Le soir, un petit groupe se rendra au fameux match ou comme lors de nos dernières expériences du genre, les feux d´artifice étaient de la partie là aussi mais pour un mauvais 0-0 au final (tout le monde attendait ca pour voir Potosi devenir Champion, alors que Sucre finissaait dernier).

La ville est un régal de calme en théorie, mais comme raconté plus haut, l´état a eu la bonne idée de vouloir ré-écrire sa consitution peut après notre passage : on a eu droit a des manifs de tout genre, chacun voulant sa place dans la consitution. Les maifs c´est sympa mais pas quand tu te retrouves coincé entre les forces de l´ordre chargées jusqu´aux dents de flash-ball et autres bombes lacrymo et les manifestants. On s´en sortira tout de meme sans aucnu pépin grace à une bonne planque dans un cyber-café (qui a osé dire que l´on passait trop de temps sur internet?).

L´architecture locale nous ravira pendant ces 4-5 jours sur place, on ne se lassa jamais de traverser la plaza des Armas,  errer dans les petites rues et boire un verre au Joy Ride Café. On aime bien les villes mais il faut se bouger un peu, on part pour 3 journées d´excursions plus sympa les unes que les autres :

1 - notre première approche du chemin de l´Inca se fera dans la région de Salta, accompagné d´un guide (à ses heures perdues), à une heure de 4*4 de centre de la ville. La descente est spectaculaire, le chemin a été remis en état avec des pierres neuves dans le respect de la tradition, c´est à dire, avec des énormes marches difformes et surtout irrégulières. On a de la chance, le beau temps est largement avec nous et surtout on est en descente. La suite de la journée sera extraordinaire, déjeuner au bord d´une petite rivière, montée dans un ancien volcan ou les collines entourantes sont multi-colores avec des strates aux formes les plus exigues. Le clou restera cette famille  de paysans des Andes pillant ses céréales à l´aide d´un cheval de trait comme dans l´ancien temps.

2 - la fameuse journée parapente aura bien lieu ici, en Bolivie, depuis des mois on parlait de s´envoyer en l´air soit en parachute soit autrement. On fait entièrement confiance à notre mono qui ressemble plus à Louis de Funès qu´à Stallone, il devra supporter nos excès de poids actuels et assumer au moment de l´atterrissage. On s elance les uns après les autres pour un vol de 10 minutes et une chute en direction d´un champ au bord d´une rivière. Seule anecdote du jour, Fil sera le premier a sauter et le mono ne lui avait pas dit qu´il ne connaissait pas la région, s´en suit donc un amerissage sur les gros cailloux en bord de fleuve, sans plus de mal heureusement. La journée a plu à tout le monde et vivement la prochaine occasion, meme si on craint fort que Pym ne nous oblige à essayer le parachutisme de force :-)

3 - le fameux marché de Tarabuco, le dimanche, jour ou les tribus locales descendent à la ville vendre leurs quelques légumes et autres feuilles de coca. Ca vaut le coup d´etre vécu, meme si la première partie en descendant du mini-bus de la mort, nous efra vite penser à un super marché pour touristes. On s´enfoncera un peu plus dans les rues avoisinantes pour découvrir toutes ces couleurs de l´Amérique du Sud tant recherchées, jusqu´au hall au bout du village (à coté du parking à anes) ou il fait bon grignotter un bout.

On plie nos sacs, et c´est parti pour 12 heures de bus de nuit à se geler pour rejoindre La Paz, la capitale la plus haute du monde (et surement une des plus poluée aussi).

La Paz - le 19 juin a 18h27

Alors pas de chance pour la découverte de cette énorme située dans un vallée entourée de collines remplies de maisons. En effet, 2 des Zozos seront malades, Fil continuera de soigner son mal de gorge qui lui court après depuis 1 mois et Sylvain aura droit à l´un des symptomes du mal de l´altitude (de l´eau dans les poumons). Grande chance pour eux dans leur malheur et surtout toux, ils auront la tele dans la chambre (avec un bon ´Rabie Jacob´ en version francaise, pour le moral des troupes), leur petite manzanilla toute chaude et pour leur plus grande joie, une bonne piqure de cortisone dans les fesses.

Bon vous comprendrez que dans ces conditions la visite de la ville a été des plus breves, avec un rapide tour au marché voisin (très typique d´ailleurs), une ou deux montées et descentes sur les collines avoisinantes et surtout énormément de repos. Pym lui en profitera pour se ballader un peu de partout, à travers les gaz d´échappement des bus omni-présents et se lancer sur la route de la mort en vélo. Alors la route de la mort, c´est quoi ?, c´est 3600 m de denivelé en velo sur pres de 60 km, sur une route (ou plutot un chemin) avec d´un cote une falaise abrupte et de l´autre un gros ravin tout aussi abrupte. On part a 4800m et on arrive a 1200m, la ou il fait bon respirer de l´air... Il y a bien une cote de 6km de long a 4200m qui te tuent les jambes (et la respiration), mais tout le reste n´est que de la descente. Un pur bonheur !!! Il faut simplement faire attention a ne pas rater ton virage, car s´en suivrait un joli vol-planer de 400m, et sans parachute celui-la...

Copacabana - le 22 juin a 12h05

Tout d´abord que tout le monde se rassure, nos 2 Zozos vont mieux, ils retrouvent la forme et la vue du lac Titicaca, n´y est pas pour rien. Quel bonheur de retrouver de la verdure (ou plutot jaunure devrais-je dire) après ces derniers jours a La Paz. L´air ici est frais sous un grand ciel bleu, pur et vivifiant.

On ne se retrouve plus qu´à 4 (quoi, les Zozos étaient plus que 3?), Pym nous lache pour rejoindre Noémie au Perou, et les Forsters sont toujours à nos cotés. Un charmant petit hotel (Hotel Cupula) style grec (par sa couleur de fenetres, et non par ses tendances!) sera notre lieu de repos pour 3 jours . Qui a osé parlé de repos, on a assez glandé ces derniers jours, non de Zeus et parole de fils de marin Breton, on ne va pas se laisser bloquer au pieu par une petite piqure de fillette.

On retrouve notre énergie légendaire qui vous a tant fait rever pendant ces 6 premiers mois. On se lance la première journée dans une bonne marche de 4 heures le long du lac. On retrouve petit à petit nos sensations, la joie de transpirer, galérer pour monter les plus petites pentes (on est tout de meme à 3800m, et ce tout le tour du lac, n´est-ce pas Leti? :-)), faire des grands Holaaaaaaaa aux locaux que l´on croise dans leurs champs ou de retour de la ville. La splendeur du lac est bien présente, sa magie nous ballade doucement le long du chemin, un parfum de sérénité reigne.

On est requinqué, on ne va pas s´arreter en si bon chemin, direction Isla Del Sol, une petite ile toute sauvage a 2 heures de bateau. On se rappelle rapidement notre épisode Laossien, les conditions de sécurité sont inexistantes, mais sur ce lac on ne risque pas trop de se renverser. La pormenade consiste en 3 heures de marche en plein cagnard allant du nord de l´ile au sud. Encore un grand moment de calme à mettre sous tous les pieds, on avance sur les cretes de l´ile en passant à coté de sites Incas, de falaises plongeantes dans un lac aux couleurs verdoyantes, tout ceci avec une vue imprenable sur sa majesté Titicaca. Le retour sera l´occasion de paufiner notre bronzage peau de peche que vous nous jalousez tous en ce triste mois de juin en France.

Le départ de Copa comme le disent les intimes sera un peu triste, on quitte un pays, des gens très agréables, un calme, un lac, des fetes locales colorées (j´ai oublié d´en parler mais le prenmier jour on a eu droit a un nouvel an local, que de cuoleurs danses et chants traditionnels pour nous acceuillir).


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