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Australie

Alice Spring - le 26 Mars à 19h45

Après etre partis à minuit de Bali, atterris à Darwin à 4h30 du matin (heure locale), redecollés à 6h30 pour enfin atterrir à Alice Spring à 8h du matin, nous voila frais comme des kangourous pour attaquer un nouveau pays.

Alice Spring, petite bourgade plantée en plein desert, nous accueille avec un temps chaud mais sec, pour changer de la moiteur asiatique. Pas grand chose a faire dans cette ville, sauf la visite très interessante du Desert Park, sorte de résumé de la faune et la flore rencontrées dans le bush du Northern Territory, l'une des zones les plus desertique d'Australie, en plein milieu de cette grande ile. La ballade de 4h dans le Parc nous permet de faire connaissance avec les differentes bebettes que l'on aura la chance (kangourous, emus, lezards,oiseaux) ou la malchance (scorpions, gros serpents qui piquent, ou plus petits mais qui piquent quand meme, araignées) de rencontrer. La flore a aussi des cotés forts surprenants, notamment le spinifex: bosquet d'herbe qui a la caracteristique de s'auto-bruler pour se regénérer, elle est très répandue, et par la meme occasion elle brule la végétation voisine.

Mais revenons à la charmante ville d'Alice Spring, premier contact, pour nous, avec l'Australie profonde, la vraie. La 1ere impression est assez deconcertante, on voit beaucoup d'aborigènes et de "blancs", mais ils donnent l'impression de vivre chacun de leur coté, aucune osmose entre les 2 communautés. Les commerces, restaurants, bars et tout ce qui brasse de l'argent sont tenus par les "blancs", les aborigènes, eux, déambulent dans les rues, et semblent porter toute la misere du pays sur leurs epaules. Bien étrange, surtout pour nous qui ne connaissons rien de l'histoire du pays pour pouvoir vraiment porter un jugement, mais l'impression visuelle nous fait penser, dans une moindre mesure à l'apartheid sud africaine.

Pour ce qui est de notre periple, nous allons eviter les transports locaux, peu pratiques, mais plutot essayer la formule location de voiture + pack de camping, comprenant des chaises, une table, une glaciere, un rechaud et sa bouteille de gaz et les fameux swag: sorte de gros sac a patates, en toile "étanche", dans lequel on vient se glisser avec son duvet, il y a meme un rabat pour se proteger le visage... Ca promet de fabuleuses nuits à la belle etoile... etoiles, d'ailleurs, qui se font très rares dans le ciel australien, le ciel semble bien vide, peut etre du à l'absence de voie lactée...

Uluru/Ayers Rock - le 30 mars à 20h45

Ce concept de nuits à la belle étoile nous semble un bon compromis, mais nous sommes un peu surpris car tout le monde nous dit qu'on peut s'arreter dans le bush, pas trop loin de la route, et dormir par terre, sans risques... Oui d'accord, mais toutes ces bebettes vues au Desert Park, elles font quoi la nuit, elles viendraient pas titiller le touriste grassouillet? Enfin on verra, ceci dit, notre 1er jour de voyage se déroule sous un déluge d'eau (assez rare dans la région), ce qui promet pour notre 1ere nuit à la belle etoile... Nous partons donc vers le Sud, les paysages traversés sont, malgre la pluie, magnifiques, du sable ocre, des buissons jaunes, des collines au loin, sous un ciel bleu ca doit etre vraiment impressionnant... A certains endroits la route est innondée, ce qui nous permettra de verifier l'etanchéité de la voiture. En fin d'après midi nous arrivons à Uluru (nom aborigene), ou Ayers Rock (renomme par les "blancs"), le fameux rocher rouge sacré planté en plein milieu du pays, le temps est nuageux, mais la pluie a cessé. Notre 1ere nuit à la belle etoile se deroulera au sec et sans probleme, dans le seul camping autour du rocher. En fait, pour eviter la proliferation des complexes touristiques, un resort a ete crée, comprenant un camping, 3-4 hotels, allant d'une à 5 etoiles, et un supermarché, bien sur les prix s'en ressentent, et il est conseillé de faire ses courses à Alice Spring avant de venir. Uluru etant considéré comme un lieu sacré par les aborigènes, il a été "convenu", que le rocher reste la propriété des aborigènes, mais qu'un bail de 90 ans soit cedé au gouvernement afin de l'exploiter touristiquement...

La marche, sous le ciel bleu, autour du rocher (2h) est un vrai regal, et permet de se rendre compte du travail de l'erosion sur ses flancs, pas un seul cm2 ne se ressemble, et tout le long de la marche, le regard est attiré par le bloc, pas moyen de s'en defaire, de peur de manquer un motif. Il est aussi possible de monter dessus, si le vent n'est pas trop violent, alors bien sur il y a 2 ecoles: ceux qui montent, et ceux qui montent pas, parce que les aborigènes le deconseillent car le site est sacre pour eux, et ils se sentent responsables en cas d'accidents (assez nombreux d'ailleurs)... Bon beh nous la question ne se posait pas, meme si elle nous divisait, trop de vent: montée fermée.

Moins connu mais tout aussi spectaculaire, à 50km d'Uluru, Olgas, ensemble de gros rochers vous accueille avec sa terre rouge, son ciel bleu, et sa ballade de 3h dans la vallée du vent... Promenade qui peut etre enchainée par un retour à Uluru pour apprecier le rocher au soleil couchant. D'ailleurs, le coucher etant plus jolie, à nos yeux, que le lever, et surtout le coucher de soleil n'a jamais lieu à 6h du matin, ce qui peut le rendre plus agréable...

Nous quittons Uluru, mais nous reviendrons, beh oui parce qu'en fait, lors de l'achat de nos billets "tour du monde", on nous avait conseillé de faire le trajet Alice Spring-Uluru en voiture et repartir pour Sydney en avion depuis Uluru. Alors bien sur c'est possible, mais vu qu'on fait une location "one way", ca coute beaucoup plus cher, donc nous allons devoir revenir à Alice Spring pour rendre la voiture, et revenir a Uluru en bus pour prendre l'avion... Enfin tout ca pour dire que c'est pas facile tous les jours, des fois on prefererait etre au boulot... Nan on rigole.

King's Canyon - le 01 Avril à 21h53

Donc direction King's Canyon, pour 2 jours de decouverte de ce parc national, qui, vous allez pas le croire, est magnifique... Bon pour eviter les repetitions, on va tout de suite mettre les choses au point, les paysages traversés durant notre sejour en Australie sont magnifiques, splendides, embellis par la lumière rasante d'un soleil de fin d'apres midi...C'est trop de la balle, quoi, special dedicace a l'Australie, respect, quoi je veux dire, c'est trop kiffant.

Et la faune, alors? Malheureusement, très difficile à observer vivant, le kangourou n'en est pas moins très facile à observer...mort...sur le bord des routes, surement fauché, dans la fleur de l'age, par un de ses gros camions à 3-4 remorques qui défilent à plus de 100km/h sur les longues lignes droites (plusieurs 10aines de km). Heureusement on peut, à force de patience, et d'yeux sur-entrainés, observer les wallabies (petits kangourous) qui sautent de rochers en rochers à meme la falaise, ou mieux au detour d'une ballade (voir plus loin). Les lézards demandent aussi de l'attention, mais prenant le chaud sur les rochers, ils sont très photogeniques.

Les yeux pleins de belles images, nous reprenons la route vers le Nord, vers Alice Spring, pour refaire le plein de provisions et partir vers l'Ouest au West McDonnel's Range National Park.

Mais sur la route, nous campons à 60km au Sud d'Alice Spring, chez Dicky le Dingo, ou plutot son proprietaire, fils d'un des pionniers du tourisme australien qui, en toute simplicité, a construit la route menant a King's Canyon pour y amener les 1ers touristes. Son fils, lui, n'a pas trouvé mieux que de faire chanter son Dingo: chiens sauvages du desert, ramenés par les européens lors de la decouverte de l'Australie. Dicky, empoisonné par les nombreuses pastilles "semées" par les eleveurs, pour proteger leurs elevages, a donc été adopté par cet australien, pur produit du bush, à l'accent de cowboy, et se permet, une fois posé sur le piano (Dicky, pas son maitre) de pousser la note... Bon enfin voila, c'est pour l'anecdote, d'autant plus qu'il est celebre dans le monde entier, preuves, les nombreux articles de journaux internationaux affichés au mur, et notamment un "Ciel et Espace": journal d'astronomie francais ???? Oui,oui...

West McDonnel's Range National Park - le 02 Avril à 22h58

A l'Ouest d'Alice Spring, se suivent plusieurs sites naturels, tous aussi interessants les uns que les autres. Nous les visitons d'est en ouest, en enchainant petites ballades d'1h ou juste seance de contemplation:

Notre plus grande ballade, 4h, quand meme, nous reserve quelques surprises. Après 2h de marche, sans trop de difficultés, dans un desert de roches rouges, mais aussi noires (surement brulées par le soleil, pfff, on sait pas nous, on n'est pas géologues), nous voila nous engouffrant dans une sorte de canyon, creusé par un trou d'eau. Nous longeons l'eau jusqu'au moment ou il faut se rendre à l'evidence, maintenant faut traverser. Fil s'engage le 1er, tenant son sac à dos le plus haut au cas ou, mais après 3 pas, fait demi-tour, "Euh comment dire, ca semble plus profond que prévu", alors n'ecoutant que leur bravoure, les 3 zozos se mettent en slip, protègent tous leurs biens au maximum, et s'enfoncent dans l'eau... pas très claire... Heureusement l'eau n'ira pas plus haut que le nombril, et la SPLAAAASH, telle la sirène rentrant chez elle apres le bal de fin d'année, Sylvain, et oui, nous gratifie d'une glissade dont il a le secret (les juges donneront une note finale de 9.5, laissant echapper la medaille d'or), dans un dernier geste, il reussira à conserver sa camera hors de l'eau... Ah beh non en fait. L'autre rive nous reservera la surprise de n'etre que de la vase bien glissante. Après avoir trouvé un endroit stable, sec, nous pouvons enfin faire secher nos affaires: vetements, appareil photo, batteries, billets, les billets australiens etant tres resistants a l'eau...

Une fois remis de nos emotions, nous continuons notre ballade pensant rentrer tranquillement, et dans l'ombre d'un rocher, un wallabie, son petit dans la poche, se repose (pff, oh ca va on est pas wallabologue), en tout cas elle est la, à 2m de nous, nous surveillant et se demandant ce que c'est que ces 3 gars les yeux grand ouverts, tout heureux du spectacle proposé. La scène d'observation durera bien 15mn, et fut un vrai plaisir...

Apres ce moment plein de grace, nous repartons pour Alice Spring. Le lendemain nous prenons le bus local pour Uluru (oui on sait on y est deja alle...), alors contrairement aux pays d'Asie ou les bus etaient optimises voir plus, la nous serons 4, enfin 5 avec le chauffeur. Bon la journee a Uluru, au Resort, ne sera que lecture, ecriture, friture et parties de billurd... dur dur...

Sydney - le 06 Avril a 20h53

Enfin depart pour Sydney, le survol donne deja une impression de "bien etre", la ville est au bord de la mer, l'eau y est bleue turquoise, de nombreuses plages de sable blanc, on peut apercevoir des bateaux de plaisance, et tout autour de la ville, la nature...

Apres l'aterrissage, l'impression est confirmee, la ville est grande, melange de moderne (buildings en verre), et d'ancien (maisons a l'anglaise), tout semble paisible.

Nous y retrouvons Ameliaranne et Christian (connaisance de Sylvain) qui ont la gentillesse de nous heberger durant les 3 nuits a Sydney.

Le premier jour est consacre a la visite de la ville, nous y deambulons comme nous aimons le faire, passons devant le fameux batiment de l'opera, honnetement, rien de bien splendide, le Sydney Bridge: 2x4 voies de voitures et 2x1 voie de train, il est meme possible de monter dans la structure moyennant un coquette somme d'argent, bien trop coquette pour nous. La ballade dans le port est agreable et la visite de l'aquarium fort interessante, on est litteralement plonge avec les requins, phoques et autres raies manta...

Le deuxieme, et deja dernier jour nous amene a 30mn de ferrie, sur l'une des plages les plus populaires des Sydneens (pfff, oui beh on est pas sydnologues), Manly beach. Un air de station balneaire, a quelques minutes de la ville ou il est de bon ton de prendre des cours de surf, trop facile pour nous, tous fils de marins bretons, on prefere la marche le long de la cote, dans la foret, et sur les plages. Puis retour a Sydney, ou il est vraiment agreable de s'y ballader...

 

AUSTRALIE: ON T'AIME, ON T'AIME PAS, mais quand meme on t'aime:

On aime:

- Les couleurs qui donnent au paysage une autre dimension
- L'impression d'etre passe de l'autre cote de l'ecran tele, et d'etre dans un bon "Crocodile Dundee" ou "Thelma et Louise"
- Les swags pour passer de bonnes nuits a la belle etoile
- L'aspect encore sauvage de la nature et de la faune : l'impression d'etre les 1ers a fouler cette terre
- Les campings et aires de repos toujours bien amenagees pour faire un bon vieux barbecue
- Les portions dans les restaurants : 3x plus grandes qu'en Asie


On n' aime pas

- Les kangourous morts au bord de la route
- L'impression d'avoir seche tous nos cours d'anglais quand un Australien nous parle
- L'absence de voie lactee dans le ciel


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