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Argentine

EL CALAFATE - le 14 Mai 2007

Nous voilà reparti vers un nouveau pays, fini les azados, les pisco sours et les soirées délurées avec Greg et Pierrot.
Quoi de mieux qu´un mini-bus ne transportant que nous pour ces 5 heures de route à travers la Patagonie Chilienne puis Argentine pour rejoindre El Calafate? Le passage de frontière est à lui seul un grand moment de solitude : 5 militaires autour de l´ordinateur, à checker nos passeports, perdus au milieu de nul part, dans un décor magique à faire pleurer Florent Pagny. Cette route est tout bonnement merveilleuse, avec sur notre gauche la Cordilliere des Andes et ses montagnes enneigées, et sur la droite la pampa à l´ infini ou à part quelques moutons, des guanacos (une espèce de lamas), des road-runner (vous savez, les meme que dans ¨Bip-Bip et le Coyotte¨) et parfois un Gaucho sur son cheval affrontant le froid, il n´y a rien à faire sauf rever.

El Calafate n´a rien d´une ville historique, bien au contraire, car il y a 15 ans a part des gauchos perdus visiblement personne ne venait ici. Cette ville s´est construite au fil des dernières années grace à sa proximité avec les grands glaciers de Patagonie Argentine. On dormira à la guest house America Del Sur, joli repère de jeunes voyageurs. L´ambiance est sympa, et surtout l´acceuil et le service de la bande de jeunes hotelliers est un plaisir. On sent bien qu´ils ont l´habitude de conseiller et par le fait on se lance dès le lendemain pour la visite de Perito Moreno, LE glacier.

Plusieurs formules nous sont offertes, on prend la plus basique, un transport en bus d´1 heure pour rejoindre le parc naturel et enfin avoir la vue sur le monstre. Oui, oui parfaitement, au regard de la taille de ce glacier et la vue plongeante en arrivant par la route, on ne peut pas rester sans mots. On passera 5 heures sur place, à profiter des différents balcons qui permettent d avoir une vue a différentes hauteurs. Le spectacle est un jeu de lumieres, passant des reflets du soleil sur l´eau gelée à un éventail de bleus toujours plus électriques, mais aussi de sons avec des craquements continus veant du front ou bien de plus loin.  On aura la chance de vivre ce glacier par tous les temps, du grand rayon de soleil (qui au passage fait beaucoup de bien car il fait froid, normal direz-vous face à un glacier) au ciel couvert. Le jeu de lumiere évolue ainsi au grès de la luminosité. Le clou du spectacle restera sans contestation les chutes de blocs de glaces dans le lac. Un grand bruit sourd résonne à des centaines de metres (voir plus soit-disant) lors de la chute avant de créer une vague et surtout un iceberg. Une pure journée de bonheur, rafraichissante, dépaysante, mais ce n´est rien par rapport à la suite.

On se lache un peu sur le budget le lendemain, on prend une excursion en bateau dans le ¨Parque Nacional Los Glaciares¨ à la rencontre des autres glaciers de la région (classe au patrimoine de l´UNESCO depuis 1981). Autant dire qu´on ne fera pas le tour de tous les glaciers de la Patagonie qui en compte pas moins 300 entre le Chili et l ´Argentine, dont les plus importants se jettent dans des lacs quasiment à l´altitude de la mer. La journée s´annonce tendue, on est pret de 200 sur le bateau (digne de ce nom cette fois-ci, l´Argentine est un pays civilisé), il pleut, tout le monde se bouscule pour avoir la meilleure place, etc, etc, ...

On retrouve rapidement le sourire dès l´apparation du soleil (vers 8h47, c´est des Espagnols, faut pas se lever trop tot non plus, ce qui en soi nous arrange bien) et des jeux de couleurs oranges-roses-rouges se reflétant sur le lago Argentino (le plus grand du pays) et les montagnes environnantes. Autant dire que vu le froid, le vent et meme une petite pluie, on est plus tranquille sur le pont et plus besoin de jouer des coudes pour faire nos photos. La vue du premier glacier de pret nous ravit, il est d´un bleu pur et d´une forme faisant penser à un vaisseau de guerre. On sent qu´on va se régaler aujourd´hui.

On fera les trois sites principaux, les glaciers Spegazzini, Upsala et le Lago Onelli ou trois galciers se jettent dedans (Agassiz, Onelli et Bolados). Le plus impressionnant restera sans aucun débat possible Upsala, 60km de long et pas loin de 10 de larges, ce qui en fait le plus grand d´Amérique du Sud (3 fois la taille de Buenos Aires tout de meme, vous ne connaissez pas? nous non plus, on y va dans 1 semaine :-)). Pour le rejoindre (on s´arrete a 1km du bord pour éviter tout risque de collisions avec un bloc tombant), on doit naviguer une bonne 1/2 heure à travers une barrière d´icebergs. La multitude de photos publié sur le site parle d´elle meme : c´est Amazing comme le disent nos amis Americains. Passer à moins de 10 metres de ces blocs de neige compactée (oui, il parait que ce n´est pas de la glace, enfin, c´est pas bien grave non plus) nous donne des frissons dans le dos. Que la nature est puissante, on se sent tout petit, et dire que seulement 10 pourcent est hors de l´eau. Aucun n´a la meme forme, taille, couleur, certains étant bleus comme du cristal, d´autres noirs tellement ils ont transporté de rochers. La fine pluie fait encore plus ressortir les contrastes (et le froid par la meme occasion), et à chaque instant on à l´impression de voir le plus beau. Le petit break pour rejoindre le Lago Onelli (20 minutes à travers une foret ou l´automne fait resortir ses couleurs) nous fera pas de mal, car on a l´habitude de vivre comme des sardines mais il ne faut pas abuser non plus, un peu de liberté pour nos jambes est le bienvenu.

Retour sur El Calafate tranquillement pour une bonne soirée en compagnie de 2 Francais (entre autre) qui font un Tour du Monde des écoles Francaises pendant 1 an pour valider leur stage d´école de commerce. Dernière journée ici à mettre jour le site, les superbes photos (maintenant qu´on est des stars dans la ¨Depeche du midi¨ nos chevilles enflent) et gerer la suite de notre périple.

BARILOCHE - le 20 Mai 2007

Ahahahah, et dire qu´on se plaignait quand on avait 30 minutes de bus pour aller au lycée! 32 Heures de voyage à travers la pampa (et là il n´y a pas d´autre mot, c´est vide comme jamais on ne peut imaginer sur plus de 1500 km) pour rejoindre Bariloche, capitale des lacs et accessoirement du chocolat. Vraiment la grande classe ces bus Argentins, 2 étages, des sièges semi-couchette ou meme un fan du Mac Do se sentirait à l´aise, des films pour t´occuper, des pauses au milieu du désert pour te dégourdir et meme un sandwich pas bon pour te rassasier. On a pas trop senti le voyage, on ne regrettera pas non plus notre ¨découverte¨. Quel heureux hasard a bien fait que nous rencontrions Bridget Jones dans ce bus? La description de notre rencontre est un grand moment d´humour à l´Américaine (Article :  May 19/07 See No Evil...Speak No Evil...Hear,... ).

Treve de plaisanterie, on n´est pas là que pour parler élections Américaine ni cuisine Italienne (bon voyage Miss Sara et Elisa), on a des lacs à visiter. On restera 4 jours dans la région, histoire de bien profiter et recharger les batteries avant 19 heures de bus pour Buenos Aires et l´arrivée de Mumu pour 12 jours (enfin, surtout un de nous 3 doit etre en forme). La premiere journée on part en bus (on en n´avait pas assez, alors un petit tour en plus ca ne fait pas de mal) pour rejoindre le belvedere (Cerro Campanario) qui nous donne un point de vue panoramique sur les lacs, les montagnes. On reste ébahi par autant de lacs, des reflets du soleil à éblouir, de la neige sur tous les sommets. Après 5 mois de voyage, notre oeil est et reste encore  gourmant de nouveautés, de beaux paysages et de bonne air frais comme en Suisse. Je délire? Non, pas du tout, la région est le lieu de prédilection des fortunés, laissant court à leur folie de construction de splendides chalets au cachet Suisse en bordure de lacs. La passion pour le chocolat et la fondue (oui, vous ne revez pas, on a mangé une merveilleuse fondue au fromage en Argentine) contribue largement à accentuer le mythe. N´affolons pas nos fidèles lecteurs Suisse, votre contrée n´est pas en périle contrairement à notre vin rouge qui a du soucis à se faire vu la qualité des premiers prix ici (ce sujet sera abordé plus longuement lors de notre visite dans 1 semaine sur Mendoza, la région des vins).

Le deuxième jour, on loue une voiture avec Bridget comme co-pilote (voir meme pilote par moment, on est des fous, on a peur de rien), direction la route des 7 lacs et San Martin de Los Andes (aucun rapport avec Ricky Martin). Vous trouveriez rébarbatif que je vous dise que la journée était extra, splendide, avec un lever de soleil laissant les fumerolles de froid s´évaporer au-dessus des lacs, alors je n´insisterai pas sur les superlatifs. On était parti plein de bonnes intentions, des envies de treck nous reprenant pour laisser un peu fondre les kilos de boeuf et les quelques litres de vin qui agrémentent nos journées dans ce splendide pays d´Évita.

Malheureusement, on ne fera que de la route (la piste pour etre plus précis, il n´est pas bon d´etre loueur de voitures ici) avec des stops photos et repas pour boucler les 380km de notre circuit. Le soleil était largement de la partie, laissant les arbres se refleter dans les lacs comme dans un miroir, les couleurs de l´automne donner l´impression de traverser le Quebec en plein mois d´Octobre. Et tout ceci avec à bord le plus grand clown de l´histoire des US, miss Lindsey (plus haut nommée Bridget Jones), qui restera fortement gravée dans nos mémoires de ¨Snobby French¨. Juste un petit regret que cette journée demande autant de km sur des pistes car la diversité des paysages et le calme ambiant donnerait envie de siester à chaque bord de lac. Pas facile tous les jours la vie de Tour Du Mondistes, et dire que le soir on a encore été obligé de rigoler à 10 autour de la table en parlant voyage principalement avant de sortir en club pour le dernier verre de l´amitié. Petit anecdote, aujourd´hui il y a des élections (régionales on pense), alors les bars n´avaient pas le droit de vendre de l´alcool depuis la veille à 20 heure (mais les Club le pouvaient bien, je vous rassure) : imaginez cela en France :-)

BUENOS AIRES - le 28 Mai 2007

18h d'avion, euh non de bus, désolé, en Argentine le réseau de bus est tellement impresionant qu'on ne sait plus si on est dans un avion ou un bus :projection de films, plateau repas, toilettes, et meme une sorte de stewart avec des galons pour faire comme...

Nous voici donc dans la capitale Argentine, le Paris de l'Amerique du Sud, c'est ce qu'on dit, la ville du tango et du foot, vous savez le petit gros qui a marqué un but de la main et qui maintenant se drogue...Une fois installés à notre hotel dans le quartier de San Telmo, et après avoir été briefé par Oscar le proprietaire, un pur argentin-italien, qui parle avec les mains, et qui parle de sa ville avec une telle passion que ca donne envie d'y rester à vie, nous voici attablés dans une brasserie rétro, pour manger une picadilla (assiette de charcuteries), question de se mettre en forme pour la visite de la ville.

 La ville est agréable, il fait bon s'y ballader au hasard des rues, on peut ressentir l'histoire, on peut aussi y voir quelques batiments du style haussmanien, d'ou son surnom de "Paris de l'amerique du sud". Ca change de tout ce qu'on a pu voir en Patagonie. Le tango est bien présent,  des spectacles de rues, des magasins spécialisés, et le foot aussi, ventes de t-shirt à l'image de l'idole Maradona, de l'equipe populaire Boca Junior.

Le 23 Mai, nous continuons à visiter, la Place Mayo: artère importante de la ville avec le palais presidentielle, puis le Père Lachaise local, le quartier de Palermo, les docks réaménagés en lieu bo-bo: bars à la mode, lounges, etc... Le soir, notre zozette Mumu nous rejoins depuis Paris, enfin nous, plutot Sylvain.

 Le 24 Mai, Pym et Fil, abandonnés, trainent l'ame en peine dans les rues de la ville, enfin on profite quand meme grave de la ville. Au programme, visite de la Boca, ,et de la rue Caminito, seule partie du quartier mythique conservée comme à l'époque ou les espagnols et italiens ont immigré ici: maisons colorées. C'est en fait un bon quartier pour les touristes, on peut meme y croiser le sosie, un peu grossier, de Maradona. Nous avons tenter de nous ballader quelques rues a coté, ou les couleurs ont disparues, mais pas la misère. Puis direction le stade de la Boca, lieu mythique du football argentin, ou le petit gros a joué, la visite du stade n'est pas des plus interessante, le guide y met aucune passion, on ne ressent meme pas la legende dans le stade. Par contre en face, les choripans sont excellents...

 Le 25 Mai, séparation pour quelques jours des zozos:

-Sylvain et Mumu partent pour Cordoba en amoureux.

-Pym reste sur Buenos Aires pour profiter de la ville et voir un match de foot à la Boca.

-Fil repart pour Santiago pour couler 3 jours heureux avec Carolina, une charmante chilienne rencontrée lors du précédent passage dans la capitale chilienne.

Nous nous retrouverons à Mendoza le 28 Mai pour continuer ensemble notre periple.

CORDOBA - le 30 Mai 2007

Petite escape en amoureux pour Sylvain et Mumu dans la grande ville etudiante de l´Argentine. Le style colonial est bien present, le calme fait du bien suite a ces quelques jours dans la capitale. Le soleil et la chaleur sont aussi de la partie le 1erjour permettant une visite des plus douces et une bonne sieste en plein soleil au sein du grand parc.

Le 2eme jour, rempli de courage, on part pour la visite du parc des condors, un site naturel preserve ou les condors volent tranquillement au fond d´un canyon. 4 heures de promenade des plus sympathiques dans un decor surplombant la vallee dans des tons de jaunes et verts. Au bout du chemin, on apercevra quelques condors dont un nous passant quelques metres au-dessus, cet oiseau en vol est majestueux par sa taille et sa capacite a planner.

La fin de la journee sera assez rocamblesque, le bus local ne passant jamais nous chercher dans un brouillard a couper au couteau et par 0 degres, on a eu la chance de faire le voayge retour avec des etudiants en tourisme qui nous ont beaucoup appris sur la vie Argentine et l´evolution du pays depuis le crash boursier de 2001.

Fin de notre escapade amoureuse, on part pour 15 heures de bus direction Mendosa retrouver les zozos pour la suite des aventures, sous la neige cette fois-ci...

MENDOSA - le 31 Mai 2007

Comment se fait-il que nous ayons droit a LA semaine froide qui paralyse toute l´Argentine juste au moment de visiter la region du vin? Bon, OK, ce n´est pas la saison des vendanges mais tout de meme, on aurait preferer visiter cette region dans de meilleurs conditions.

Toute la bande se retrouve petit a petit, Fil arrive le lundi soir de retour de WE visiblement parfait a Santiago, et PYM fait son apparition au lever du jour le mardi apres avoir goute a la joie et ivresse nationale du supporter Boca Junior. La visite de la ville est assez rapide, pas de quoirendre jaloux Bordeaux m,eme si Mendosa fait parti des 8 grandes villes de vin au monde (classement fourni par un magasine de vin dont le nom a ete oublie). Le froid et la neige rendent la ville un peu triste, on decide donc de louer une voiture pour partir en direction de la frontiere Chilienne a l´assaut du pont de l´Inca.

La route entre Mendosa et la frontiere est splendide, on traverse tout d´abord les diverses regions vinicoles puis on fonce droit sur la cordilliere des Andes et la montagne la plus haute d´Amerique : l´Aconcagua. Sur tout le parcours, on appreciera des jeux de couleurs ocres de la pierre melange au jaune des herbes subissant le coup de froid actuel. L´arrivee au pont de l´Inca nous laisse un peu sur notre faim, ce village est totalement desert, seul un refuge et un resto glauque nous sont proposes. On profite tout de meme grandement de cette etrangete naturelle ou un pont naturel de souffre et de chez pas quoi se sont constitue au fil des annees, recouvrant en meme temps un hotel thermal. Un peu desempare par le froid et la neige, on se retourne vers une solution des plus originales pour l´hebergement : la caserne militaire propose des dortoirs. Qui l´eu creu que par  4000 metres d´altitudes on passe notre nuit dans une chambree de chasseurs de lapins? Et bien oui, on pourra dire qu´on l´a fait  et finalement tout s´est bien passe, on a pas eu trop froid et on a meme eu droit a de l´eau chaude pour la douche.

Retour sur Mendosa par un autre itineraire, on prend la boucle Nord qui traverse un canyon stye far west puis un autre parc naturel ou les guanacos et autres road-runners sont rois. Le retour est beaucoup plus long que prevu, toute la premiere partie sur la plaine est decouverte, le soleil bat son plein, les animaux nous courrent autour pour notre plus grande joie. Une fois arrivee au sommet, on est au-dessus des nuages, on a la sensation de dominer le monde, de planner, mais gare a la descente. Et oui car une fois depasse le front nuageux, on se retrouve dans un epais brouillard avec un terrain des plus glissants, frolant un renard qui sort de nulle part on ralenti de plusen plus le rythme. Heureusement l´auberge tant attendue n´est pas loin, on pourra se regaler d´empanadas et autres jambons crus aupres du feu avec un bon the au miel pour tous nous raviver.

Un petit contre-temps nous fait changer de plan et on prend finalement le bus pour Salta le lendemain midi ce qui nous laisse le temps de visiter une bodega. On ne fera pas nímporte laquelle, LA RURALE est tout bonnement une des plus historiques et surtout a le priviliege de produire un de ses vins sous le nom de San Felipe (ca ne s´invente pas). La partie musee de la visite est interessante, pour le reste, on ne sera pas convaincu ni par la degustation proposee ni par la vue de la cave et la vinification.

SALTA - le 03 Juin 2007

Derniere etape en Argentine pour la bande au grand complet. La route depuis Mendosa de jour est un enchantement pour les yeux, on commence a toucher aux grandes plaines desertiques et apercevoir des visages et villages typiques tant attendus. Clou de ce voyage assez long, une partie de Bingo organise en plein trajet par le stewart (vu la superbe qualite des bus, on peut parler de Stewart) avec a la clef, et bien, rien a gagner sauf le droit de pousser la chansonnette ou la danse locale pour amuser les voyageurs (a 100% des locaux, ca change).

La ville a un fort accent colonial, la place centrale est bordee de batiments a arcades et surtout d´une assez grande cathedrale. On se sent a l´aise ici, un peu comme a la maison, la pression des derniers jours froids retombe, on se trouve une charmante guest house dans le centre, coincee entre les 2 rues pietonnes qui grouillent a longueur de journee. La ville n´pas grand chose a proposer comme visite a part le point culminant sur la ville que l´on accede grace a un telepherique made in Suisse, on ne fera pas de commentaires sur le temps de montee!

La partie la plus pationnante de cette region c´est belle et bien la region comme je le dis (vous ne suivez pas ou quoi?). Une sympatique agence de voyage (face a l´office du tourisme) nous fait le topo sur ce qu´il faut faire avant de passer de l´autre cote des Andes. C´est assez simple, 4 tours principaux sont proposes de partout, mais vraiment cette agence est a recommander pour la qualite de ses guides et surtout ses tarifs. Bon, passons le cote Lonely Planet de l´histoire, revenons a nos Lamas. On se decide pour 3 tours differents, repartis en 2 groupes de 2 et un groupe de 4, ce qui fait 12 excursions en 2 jours avec une seule agence et une seule region a visiter pour la modique somme de ... Allo, la valise RTL? Alors, quel est le prix? et qui visite quoi avec qui et quand, alors? Pret, prenez une demi-feuille de papier et un stylo, vous avez 5 minutes ... plus que 4 ... 3 ... 2 ... 1 ... STOP. Rendez vos copies, je donne de suite la solution :

- Mumu et Sylvain feront le grand tour avec passage a 4500m (on ne sait comment on va survivre, heureusement la feuille de Coca est la), visite du lac sale, des caresses aux lamas, des poutoux aux anes, et descente via la route aux milles lacets pendant 20 km et surtout 2000m de chute pour rejoindre la palette du peintre et notre premier marche aux couleurs chamarees.

- Fil et Pym feront du petit tour vers le Nord, avec marche local (en fait le meme que les 2 z´amoureux plus tard dans la journee), la palette a Dudusse, visite de villages, observation passionnee de roches multicolores, etc ....

- Fil, Pym, Sylvain et Mumu partiront pour Cachi, charmante bourgade perdue au sud-est de Salta ou le temps semble s´etre arrete. Le must du must de cette journee sera la traversee du parc naturel des Cardones, autrement appele (par les neophytes) ´des Cactus´. La difference est pourtant evidente, le premier mort en laissant un arbre mort, le second finit ses jours en poussiere porte par le vent. Petit hic, notre cher Pym nous gratiffiera d´une superbe gastro eclaire comme lui seul sait le faire, mais rassurez vous tous, pas de Pymothon prevu dans les prochaines annees, il a survecu.

La fin approche, Sylvain prend ses derniers mouchoirs pour pleurer sa dulcinee qui part, Fil reve de devenir grutier a Santiago pour contempler sa belle de haut, et Pym cherche desesperement un moyen de boire un dernier verre de vin Argentin malgre son indisponibilite passagere.


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